L’histoire d’Ernest

L’été dernier, j’ai reçu un appel d’un homme qui prétendait être l’avocat de mon petit-fils. Il m’a dit que mon petit-fils avait été arrêté et qu’il avait besoin de 9 000 dollars pour sa caution, et qu’il viendrait chercher l’argent chez moi d’ici une heure.  

La situation m’a paru très étrange; j’ai demandé à parler à mon petit-fils, mais on m’a refusé. J’ai alors demandé le nom du cabinet d’avocats où travaillait cet avocat ainsi qu’un numéro de téléphone, mais on m’a encore une fois refusé. L’« avocat » devenait impatient et n’avait rien d’un professionnel, ni dans son ton ni dans ses paroles. Finalement, après quelques échanges, je lui ai dit que si je ne pouvais parler ni à mon petit‑fils ni à quelqu’un d’autre, j’appellerais directement le service de police pour obtenir plus d’informations. Il a raccroché immédiatement.

Je sais que les arnaques au téléphone sont courantes, mais ce scénario était nouveau pour moi. Maintenant que j’en sais plus, j’aurais tout simplement raccroché dès le début.